Face à la baisse dramatique des débits des cours d’eau et à des prévisions météorologiques annonçant des températures bien au-dessus des normales de saison, le préfet d’Eure-et-Loir, Hervé Jonathan, a signé un nouvel arrêté le 16 juillet 2026.
Saint-Bomer, qui dépend du bassin versant de l’Ozanne, franchit le seuil maximal et se retrouve officiellement placée en situation de Crise. À ce niveau de gravité, la priorité absolue est donnée aux usages prioritaires (santé, salubrité publique, sécurité civile et alimentation en eau potable). Pour les habitants et les professionnels de notre commune, les restrictions deviennent drastiques.
Pour les résidents de la commune, l’eau doit être économisée au maximum. Ces règles s’appliquent à l’eau du réseau de distribution public (eau potable) ainsi qu’aux prélèvements dans les puits ou cours d’eau.
Pelouses et massifs fleuris : l’arrosage est désormais strictement interdit, sans aucune exception horaire.
Espaces verts : interdiction totale d’arroser les espaces verts publics ou privés.
Jardins potagers : l’arrosage reste toléré pour préserver vos cultures, mais il est formellement interdit de 9h à 20h. Il doit donc être réalisé exclusivement tôt le matin ou tard le soir.
Piscines privées : le remplissage et la vidange des piscines privées de plus de 1 m3 sont désormais totalement interdits.
Lavage de véhicules : il est strictement interdit de laver son véhicule à domicile.
Nettoyage extérieur : le lavage des façades, des toitures, des trottoirs et autres surfaces imperméabilisées est interdit (sauf impératif sanitaire ou sécuritaire).
La bonne idée : L’utilisation de l’eau issue de vos récupérateurs d’eau de pluie étanches ou de retenues non connectées au milieu naturel n’est pas soumise à ces restrictions. C’est le moment d’utiliser vos réserves !
Pour le monde agricole de Saint-Bomer, le passage en zone de Crise impose des mesures extrêmement dures pour les prélèvements d’eau superficielle .
Grandes cultures : l’irrigation par aspersion ainsi que par système localisé (goutte-à-goutte, micro-aspersion) est totalement interdite.
Cultures dérogatoires : les restrictions de crise ne s’appliquent pas aux cultures spécialisées. L’irrigation reste donc autorisée pour les pépinières, le maraîchage, l’arboriculture fruitière, les cultures florales, ainsi que les plantes aromatiques et médicinales.
Abreuvement du bétail : l’abreuvement des animaux reste, bien entendu, autorisé sans restriction.
Forages : les pompages d’essai pour les forages agricoles sont interdits.
La municipalité et la préfecture en appellent au civisme et à la solidarité de chacun pour préserver notre ressource commune. Des contrôles seront régulièrement menés sur les territoires des communes concernées par les agents de la Direction départementale des territoires (DDT) et de l’Office français de la biodiversité (OFB).
Toute infraction à ces règles d’urgence constitue une contravention de 5ème classe, passible d’une forte amende. De plus, faire obstacle au contrôle d’un agent assermenté est un délit puni de six mois d’emprisonnement et de 15 000 euros d’amende.
Pour suivre l’évolution de la situation à votre adresse exacte, vous pouvez consulter la plateforme officielle https://vigieau.gouv.fr/.